Une nouvelle dynamique de réforme pourrait bientôt s’ouvrir au sein de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Le député national Meschak Mandefu Muela, élu du territoire de Kazumba, a officiellement soumis deux propositions de loi visant à repenser en profondeur le système électoral du pays.
Ces initiatives législatives ciblent à la fois la loi électorale en vigueur et le fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), deux piliers essentiels du processus démocratique congolais. À travers cette démarche, l’élu entend corriger certaines failles jugées structurelles et renforcer la crédibilité des scrutins.
Parmi les mesures phares avancées, l’interdiction du cumul des candidatures figure en bonne place. Il s’agirait d’empêcher un même candidat de se présenter simultanément à plusieurs fonctions électives lors d’un même cycle, une pratique souvent critiquée pour ses dérives.
Le député propose également de durcir les critères d’éligibilité à la magistrature suprême. L’objectif est d’imposer des exigences plus rigoureuses en matière de compétence, d’expérience et de capacité de gestion, afin de garantir un leadership plus qualifié à la tête de l’État.
Autre réforme notable : la révision du seuil de recevabilité. Actuellement fixé à 60 %, ce seuil serait ramené à 3 %. Une telle mesure viserait à favoriser les alliances politiques, encourager la consolidation des partis et améliorer la représentativité au sein des institutions.
Selon Meschak Mandefu Muela ces propositions des lois visent à poser les bases d’un système électoral plus juste, plus inclusif et mieux structuré, capable de répondre aux attentes démocratiques des citoyens congolais.
✍️ Samy Wetunganyi








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