Un collectif composé de cinq journalistes d’investigation du Kasaï Central affirme avoir identifié des mouvements financiers présumés liés à l’exploitation aurifère sur le site de Sambuyi, dans le territoire de Luiza.
Les révélations figurent dans un rapport consacré aux pratiques d’exploitation illégale de l’or dans cette partie de la province. Selon les enquêteurs, des ressortissants tanzaniens auraient effectué plusieurs versements représentant au total 29 700 dollars américains. Le rapport fait état de trois opérations distinctes : 11 700 USD transférés d’un compte Ecobank vers la TMB, 15 000 USD déposés directement sur un compte TMB et 3 000 USD remis en espèces.
Le document met également en cause Djory NGANDU, Directeur de Cabinet du gouverneur du Kasaï Central, Joseph Moïse Kambulu. Les journalistes soutiennent que celui-ci aurait communiqué un numéro de compte bancaire utilisé dans le cadre de ces transactions et aurait reçu personnellement la somme de 3 000 USD en liquide.
Les auteurs du rapport affirment par ailleurs détenir une décharge écrite portant la signature de Djory NGANDU, qu’ils présentent comme un élément susceptible d’éclairer davantage les circonstances dans lesquelles cette somme aurait été versée.
Face à ces accusations, le collectif estime qu’une vérification indépendante des flux financiers est nécessaire. Il demande notamment que les pièces bancaires ainsi que la décharge évoquée dans le rapport soient examinées et, le cas échéant, rendues publiques par les autorités compétentes.
L’enjeu, selon les journalistes, est de déterminer la destination exacte des fonds qui auraient été perçus dans le cadre de l’exploitation du site de Sambuyi et de vérifier s’ils étaient effectivement destinés au Trésor public. Le collectif invite ainsi les autorités provinciales et les instances judiciaires à ouvrir des vérifications afin d’établir les faits et de déterminer les éventuelles responsabilités.
Contacté au sujet de ces accusations, Djory NGANDU promet de se prononcer ultérieurement à toutes ces accusatios. À ce stade, les accusations rapportées par le collectif restent à établir par les autorités compétentes. La publication des documents bancaires et leur authentification pourraient permettre de faire davantage de lumière sur cette affaire.
Jacob KANDE





1 Commentaires
C'est à suivre de près avant toute détermination.
RépondreSupprimer