Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, a lancé, mardi 29 novembre 2026 à Kananga, chef-lieu du Kasaï-Central, la vulgarisation des textes légaux relatifs à la création, à l’organisation et au fonctionnement des comités provinciaux et locaux de sécurité.
Arrivé à Kananga lundi 28 novembre dans le cadre de son itinérance à travers le grand Kasaï, le patron de la territoriale a présidé cette activité à l’issue d’un atelier de quatre jours consacré au renforcement des capacités des autorités territoriales sur la nouvelle approche de gouvernance sécuritaire de proximité.
Il a notamment insisté sur la nécessité de tenir régulièrement les réunions des comités de sécurité, conformément aux textes légaux en vigueur.
Devant les autorités provinciales et territoriales, Jacquemain Shabani a également souligné l’importance de l’implication des acteurs non étatiques dans la gouvernance sécuritaire. La société civile, les mouvements associatifs, les organisations patronales, les transporteurs ainsi que d’autres composantes de la communauté sont appelés à participer aux cadres de concertation, notamment à travers les réunions élargies des comités de sécurité et les forums de quartier et de groupement.
Selon les données présentées dans le cadre de cette réforme, 5 636 acteurs étatiques et non étatiques ont déjà été formés et leurs capacités renforcées en matière de gouvernance sécuritaire à travers le pays. Ils sont issus notamment de 12 comités provinciaux de sécurité, 17 comités locaux de sécurité, des 150 comités de sécurité des territoires et 482 comités de sécurité des secteurs et chefferies, auxquels s’ajoutent des acteurs de la société civile ainsi que des chefs de quartier, de groupement et de rue.
À Kananga, cette démarche vise à renforcer les mécanismes de prévention et d’analyse des problèmes sécuritaires au niveau local. Les comités provinciaux et locaux de sécurité sont présentés comme des cadres permettant aux différents acteurs d’identifier collectivement les menaces auxquelles sont confrontées leurs juridictions et de rechercher des réponses adaptées.
La mise en œuvre de cette approche au Kasaï-Central s’inscrit ainsi dans la politique gouvernementale visant à renforcer la sécurité des populations et la protection de leurs biens.
Jacob KANDE





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