Lors d’une intervention accordée à une chaîne internationale, le premier vice-président de l’Assemblée nationale congolaise, le Professeur Jean-Claude Tshilumbayi, a tenu des propos tranchants sur le rôle de la CENCO dans le débat institutionnel en République démocratique du Congo.
Selon lui, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ne dispose d’aucune base constitutionnelle lui conférant une autorité dans l’organisation ou l’orientation du fonctionnement des institutions du pays. Il a rappelé que cette structure religieuse n’émane ni du suffrage populaire ni d’un mandat institutionnel reconnu par la Constitution.
Abordant la question sensible d’une éventuelle révision constitutionnelle, le responsable parlementaire a insisté sur la nécessité d’un large consensus, mais dans un cadre strictement légal. À ses yeux, ce consensus doit impérativement passer par les mécanismes prévus par la Constitution, notamment le Parlement réuni en Congrès, avec une majorité qualifiée des trois cinquièmes, ou par un référendum impliquant directement le peuple souverain.
Il a par ailleurs rejeté l’idée d’un consensus construit en dehors des institutions républicaines, critiquant implicitement certaines initiatives impliquant des acteurs religieux et politiques qu’il juge peu représentatifs sur le plan électoral.
Enfin, le Professeur Jean-Claude Tshilumbayi a souligné que la notion de dialogue politique, souvent évoquée dans le débat public, ne figure pas explicitement dans les dispositions constitutionnelles régissant le fonctionnement des institutions congolaises.
Cette prise de position relance le débat sur la place des acteurs non institutionnels dans la gouvernance du pays, dans un contexte politique marqué par des tensions autour des réformes et du processus démocratique.
✍️ Jacob KANDE








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