À quelques kilomètres de la commune rurale de Bena Leka, le village de Tshikomo est confronté à une crise sanitaire alarmante. Le poste de santé local, censé garantir des soins de proximité, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, suscitant inquiétude et indignation au sein de la population.
Sur place, le constat est préoccupant. Les infrastructures sont fortement détériorées : murs fissurés, toiture endommagée, et conditions d’accueil ne répondant à aucune norme sanitaire. Dans ces conditions, il devient difficile, voire dangereux, de recevoir des patients.
À cette situation critique s’ajoute une pénurie quasi totale de médicaments. Privés de soins essentiels, les habitants sont contraints de parcourir de longues distances pour se faire soigner, exposant particulièrement les enfants et les femmes enceintes à des risques sanitaires majeurs.
Ce poste de santé dépend de la zone de santé de Bena Leka, elle-même confrontée à d’importants défis liés au manque de financement et d’équipements, une réalité que partagent plusieurs structures sanitaires du Kasaï Central.
Face à cette urgence, la population de Tshikomo lance un appel pressant aux autorités sanitaires ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers. La réhabilitation des infrastructures et l’approvisionnement en médicaments apparaissent comme des mesures indispensables pour garantir un accès minimal aux soins.
En attendant une intervention concrète, les habitants continuent de vivre dans une précarité sanitaire extrême, avec le risque permanent de voir des maladies pourtant évitables entraîner des conséquences dramatiques.
✍️ Jeannot Mujanayi Kafula








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