La communauté nationale célèbre, le 30 avril de chaque année, la Journée nationale de l’enseignement en République démocratique du Congo. Instituée pour honorer le personnel enseignant et souligner l’importance de l’éducation comme pilier du développement national, cette journée est généralement marquée par des hommages et des réflexions sur les conditions de travail des enseignants ainsi que sur l’avenir du secteur éducatif.
Elle vise notamment à exalter la fonction enseignante et à reconnaître le rôle crucial des éducateurs dans la société.
Cependant, cette vision ne fait pas l’unanimité. Dans une interview accordée ce mercredi 30 avril 2026 à notre rédaction, Jean Paul Kankonde Shamba, enseignant dans plusieurs institutions supérieures et universitaires de la ville de Kananga, estime que cette journée ne revêt pas une importance particulière.
Selon lui, elle n’honore pas suffisamment les enseignants ni ne valorise leur rôle essentiel dans la transmission du savoir et la formation des citoyens.
Il émet, par ailleurs, le vœu de voir cette journée supprimée du calendrier, estimant qu’elle n’apporte aucun bénéfice concret aux enseignants, pourtant chargés de former les cadres du développement du pays.
L’enseignant déplore également la situation socio-économique précaire de nombreux professionnels du secteur. « Certains enseignants disposent de numéros matricules depuis près de dix ans, mais ne sont toujours pas payés. Comment peuvent-ils dispenser les cours dans ces conditions ? Un ventre affamé n’a point d’oreilles », s’indigne-t-il.
Il souligne que les enseignants font face à d’importants défis, notamment des salaires jugés insuffisants, versés par l’État congolais aux professionnels de la craie.
Par ailleurs, il appelle les autorités du secteur de l’enseignement ainsi que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à améliorer les conditions de vie des enseignants.
✍️ Jean Piaget Bakatupidia







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