Les États-Unis ont imposé des sanctions financières à Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, dans le contexte de la guerre impliquant le mouvement rebelle M23 dans l’est du pays.
Dans un communiqué publié jeudi 30 avril 2026, le Département du Trésor américain, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a annoncé le gel des avoirs de l’ex-chef de l’État sur le territoire américain. Washington justifie cette décision par de graves accusations de soutien logistique et politique au M23/ARC, ainsi qu’à la coalition AFC (Alliance Fleuve Congo), des groupes armés accusés d’être appuyés par le Rwanda.
Cette mesure marque une étape diplomatique inédite, visant directement un ancien dirigeant ayant exercé le pouvoir pendant dix-huit ans. Elle intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les initiatives régionales de paix.
Sur le plan national, la situation de Joseph Kabila s’est également durcie ces derniers mois. Son immunité parlementaire avait été levée par le Sénat congolais en mai 2025. Par ailleurs, il a été condamné par contumace pour trahison en septembre 2024 par les autorités de Kinshasa.
Les autorités américaines affirment que ces sanctions visent à protéger l’intégrité des processus de paix conclus à Washington en décembre dernier. Elles estiment que les activités attribuées à l’ancien président constituent une menace directe pour la stabilité régionale.
De son côté, la défense de Joseph Kabila rejette ces accusations, dénonçant un acharnement politique destiné à l’écarter durablement de la scène nationale.
✍️ Florent Mbokama







1 Commentaires
Il faut entendre cette sanction sur les coauteurs de ces exactions contre l'humanité à l'Est du pays.
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