En reconnaissant publiquement être lui-même confronté aux retards de paiement dans le pays, le président de la République, Félix Tshisekedi, a suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique et les milieux politiques.
« Le retard de paiement, même moi aussi je suis victime, posez la question au ministre des Finances, il va nous expliquer c’est quoi cette histoire », a déclaré le chef de l’État dans une sortie médiatique qui remet une nouvelle fois au centre du débat les difficultés de gestion financière au sommet de l’appareil étatique.
Une déclaration qui surprend
Dans un contexte marqué par les plaintes récurrentes des fonctionnaires, des militaires, des prestataires de services et même de certains membres des institutions publiques concernant les retards de paiement, cette déclaration présidentielle apparaît pour beaucoup comme un aveu d’impuissance au sommet de l’État.
Plusieurs observateurs estiment qu’en renvoyant directement la responsabilité vers le ministère des Finances, le président tente de se distancier d’une crise pourtant liée au fonctionnement global de son administration. Or, dans un régime présidentiel fort comme celui de la RDC, le chef de l’État reste le principal garant du bon fonctionnement des institutions et de la coordination gouvernementale.
Cette sortie soulève ainsi une question essentielle : comment le président de la République peut-il se présenter comme victime d’un système qu’il dirige depuis plusieurs années ?
Florent mbokama







0 Commentaires