À l'occasion de la Journée nationale du GENOCOST, l'ONG AVERAP a mobilisé 530 victimes des violences survenues à Dekese afin de rendre hommage aux disparus et de sensibiliser la population à l'importance de la mémoire et de la paix.
La cérémonie, organisée au Rond-point de la Réconciliation, a été marquée par des témoignages poignants, la lecture des noms des victimes et des messages de solidarité. Les intervenants ont rappelé les massacres et déplacements qui ont frappé le territoire entre 1996-1997 et 2016-2017, laissant derrière eux de nombreuses victimes et des communautés profondément meurtries.
Pour Me Gilbert BOPEKI, Coordonnateur national adjoint de l'AVERAP, cette commémoration est avant tout un devoir de mémoire : « Le message fort est de reconnaître ceux qui nous ont quittés et de dire : plus jamais les affres de la guerre à Dekese ».
De son côté, l'Administrateur du territoire de Dekese, Patrick Bassa Djema, a rappelé que « ces crimes de masse auraient été perpétrés à Dekese entre 1996 et 1997 sous le régime Mobutu, puis entre 2016 et 2017 par des éléments se réclamant des chefs Kamuina Nsapu et Kasonga Mule », soulignant que les séquelles de ces violences demeurent visibles dans plusieurs communautés.
Les survivants ont lancé un appel à la vérité, à la justice et à la réparation, tout en rejetant toute idée de vengeance. L'AVERAP a promis de porter leurs revendications auprès des autorités provinciales et nationales, annonçant également le retour prochain du FONAREV pour accompagner les victimes dans le processus de réparation.
Les organisateurs ont enfin salué l'appui du vice-gouverneur du Kasaï, Djoley Bokele Djoy, dans la réussite de cette commémoration.
Martin-Constant Kabunda





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