Le Dr Hervé Mutinzumu Nansua appelle à une réaction urgente face à la consommation présumée d’un cocktail de médicaments chez les jeunes
Kinshasa, 9 septembre 2026 – Une nouvelle pratique de consommation de substances médicamenteuses suscite l’inquiétude à Kinshasa. Baptisée dans la rue « Mpuku Amemi Congélateur », cette préparation serait consommée par certains jeunes et pourrait présenter de sérieux risques pour la santé.
Dans une lettre ouverte datée du 9 septembre 2026, le Dr Hervé Mutinzumu Nansua tire la sonnette d’alarme et interpelle la Première ministre, le ministre de la Santé ainsi que l’ensemble des autorités compétentes afin que des mesures urgentes soient prises.
Un mélange de médicaments qui inquiète
Selon le médecin, le produit présenté sous l’appellation « Mpuku Amemi Congélateur » serait constitué d’un mélange de plusieurs médicaments, notamment le diazépam, le tramadol, la cyproheptadine et la prométhazine, auxquels pourraient s’ajouter d’autres substances qui restent à identifier.
Le médecin appelle toutefois à une analyse toxicologique officielle afin de déterminer avec précision la composition de ce produit et d’évaluer scientifiquement les risques liés à sa consommation.
Certains des médicaments cités sont déjà connus pour leurs effets sur le système nerveux central. Leur association, notamment avec des substances sédatives ou opioïdes, peut entraîner des effets indésirables graves et nécessite une prise en charge médicale en cas d'intoxication.
Des images inquiétantes circulent sur les réseaux sociaux
Des vidéos présentées comme montrant des jeunes sous l’influence de cette substance circulent également sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok et Facebook. Certaines séquences montrent des personnes présentant des comportements inhabituels, des tremblements ou semblant perdre connaissance.
L’authenticité, la date et l’origine de ces vidéos doivent cependant être vérifiées avant d’établir un lien direct avec le phénomène.
la dépendance ; les troubles de la vigilance et de la concentration ; les difficultés scolaires et universitaires ; les troubles du comportement ; les accidents et autres complications liées à l’altération du jugement et dans les cas les plus graves, des complications pouvant engager le pronostic vital.
Pour le médecin, il est donc urgent d’agir avant que le phénomène ne prenne davantage d’ampleur.
Face à cette situation, le Dr Hervé Mutinzumu Nansua préconise notamment :
La réalisation d’une enquête épidémiologique nationale afin de déterminer l’ampleur du phénomène ; une analyse toxicologique des produits concernés ; le renforcement du contrôle de la circulation et du détournement des médicaments ; une campagne de sensibilisation dans les écoles et les universités ; la formation des parents sur les signes pouvant révéler une consommation abusive de substances ; le renforcement des structures de prise en charge des intoxications et des addictions ; une coordination renforcée entre les secteurs de la Santé, de l’Éducation et du médicament.
Pour le Dr Mutinzumu, le phénomène ne devrait pas être considéré comme une simple affaire de comportement des jeunes, mais comme une question susceptible de relever de la santé publique, si son ampleur et sa dangerosité sont confirmées par des investigations scientifiques.
Il appelle ainsi les autorités à ne pas attendre l’apparition de cas graves ou de décès avant d’intervenir.
Alors que le débat sur la consommation de substances psychoactives chez les jeunes reste préoccupant en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires sont désormais invitées à vérifier l’existence, la composition et l’ampleur du phénomène « Mpuku Amemi Congélateur », afin d’apporter une réponse fondée sur des données fiables.
Jean Piaget BAKATUPIDIA






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